impak Finance : Parcours d’une entreprise à mission/ The Journey of a Purpose-Driven Business

(English version follows)

 

La fin du projet de plateforme de consommation responsable et des impak Coins a engendré une grogne, alimentée notamment par ce que nous croyons être une incompréhension du parcours d’impak Finance. 

Nous souhaitons aujourd’hui faire l’exercice d’expliquer ce parcours tout sauf linéaire dans l’espoir que les nombreuses questions soulevées par les membres de la communauté impak trouvent réponse. Nous voulons éviter la langue de bois, illustrer notre tiraillement interne et montrer que nous portons toujours la mission à l’origine de la création d’impak Finance. 

Avant toute chose, il nous apparaît important de réitérer, tel que stipulé dans la toute première page du Livre blanc, que « le MPK n’est pas une action et donc il ne confère aucun droit de propriété sur la Société ou ses actifs. » De plus, les acheteurs et acheteuses d’impak Coins ont pu prendre connaissance des risques importants liés à cet investissement aux pages 44 à 50 du Livre blanc.

Ceci étant dit, il reste que l’équipe impak a travaillé durant de longs mois pour honorer l’engagement et la confiance des participants et participantes à l’ICO en maintenant le projet de consommation responsable en vie le plus longtemps possible. 

Mais commençons depuis le début. Nous vous invitons à lire cet article de Diane Bérard parce qu’on ne l’aurait pas mieux écrit, paru dans le journal Les Affaires en juin 2019, qui décrit de façon juste notre parcours de banque d’impact à plateforme de consommation responsable, ce qu’on appelle notre projet B2C (en français: commerce électronique de détail). Prenons le flambeau à partir de là. Pour ceux et celles qui souhaitent avoir tous les détails de l’ICO, veuillez vous diriger tout au bas du document.

 

Construire l’avion pendant qu’il s’envole

Nous sommes en 2018. Le projet d’application de consommation responsable et des impak Coins est complexe, et les sommes recueillies par l’ICO ne suffisent pas à couvrir les coûts pour le mener à bien. Quelques membres de l’équipe s’échinent pour trouver plus de capital. Tout le reste du personnel de notre startup s’affaire (i) au développement technologique, (ii) au recrutement d’entreprises offrant des produits et services d’impact, (iii) à la construction d’une communauté de consommateurs et consommatrices responsables, (iv) au développement de la méthodologie de qualification des entreprises et à la qualification de celles-ci, et (v) au soutien administratif de l’entreprise. Il faut comprendre qu’à son plus fort, impak compte pas moins d’une trentaine d’employé·es, faites le calcul…

En mai 2018, un comité d’audit composé de membres indépendants du conseil d’administration voit le jour, pour venir soutenir les mesures de probité financière et de pratiques de rémunération raisonnables des employé·es et des fondateur·rices déjà en place depuis le début de l’aventure.

Les efforts de financement portent fruit. À la mi-année 2018, l’équipe d’impak réussit en 2018 à recueillir 1,1 M$ d’investissement dans le capital action de l’entreprise, provenant du réseau Anges Québec, qui s’ajoutent au 1,4 M$ de l’ICO. Ces fonds restent toutefois insuffisants pour fonctionner à plein régime. Nous faisons le choix de réduire la cadence pour survivre jusqu’au prochain financement. 

Des démarches ont été entreprises à l’automne 2018 pour réaliser un deuxième ICO, cette fois-ci en France, pour ajouter au budget du projet. Cette ICO a avorté notamment en raison de la crise des gilets jaunes qui monopolisait l’attention médiatique, comme nous l’écrivions le 11 décembre 2018 dans une lettre aux personnes intéressées à acheter des impak Coins de l’ICO française : « Dans l’air du temps, l’ICO d’impak arrive pile poil au moment où les citoyens demandent un changement radical, où les journalistes respirent au rythme des gilets jaunes (prenant du coup tout l’espace médiatique) et où impak se heurte aux mesures coercitives des réseaux sociaux et des institutions bancaires encadrant les cryptomonnaies et les ICO. C’est chouette d’être à ce point d’actualité ! Et pourtant, du même coup, c’est cette actualité qui nous contraint aujourd’hui à suspendre notre levée de fonds ». Pour plus de détails sur notre aventure pour arriver à pouvoir lancer l’ICO en France, vous pouvez lire notre infographie ICO en France, le manuel de survie, lancé en décembre 2018. 

À cette époque, une première vague d’options d’achat d’action a été octroyée par décision du conseil d’administration indépendant pour compenser les employé·es qui ont accepté de travailler sur paie réduite durant les périodes creuses. 

 

Des hauts et des très bas

En février 2019, impak lance finalement une version bêta pour téléchargement auprès de notre communauté sur Facebook. C’est à ce moment que nous créons le groupe Facebook Bêta-testeurs où nous parlons des nouvelles fonctionnalités ajoutées et des tests que les utilisateur·rices doivent effectuer. 

Des investissements additionnels provenant d’anges investisseurs sont recueillis pour continuer à développer le projet de plateforme B2C. Cependant, l’équipe traverse une période difficile financièrement. Des employé·es acceptent de retourner une partie de leur chèque de paie sous forme de prêt convertible, pour permettre à la startup de continuer à opérer, d’autres quittent, comme ça arrive parfois. La perte de tous les développeurs à ce moment force l’équipe à ralentir considérablement le projet de l’application. 

La situation et les enjeux de développement, de financement et de recrutement est telle que, comme nous l’avions écrit dans un article de blogue à l’époque : «Nous tenons véritablement le projet [de consommation responsable] à bout de bras parce que c’est un projet qui porte nos valeurs et notre idée d’un avenir meilleur. En ce moment, certes, nous traversons la vallée de la mort […]  ». Nous expliquions ici pourquoi nous avons dû nous recentrer sur la recherche de financement. Comme vous le constaterez plus bas, il s’agit ici du moment charnière où le pivot vers le projet d’agence de notation impact a commencé à germer. 

 

Les deux côtés d’une même médaille

Ainsi, tout en cherchant davantage de capital pour poursuivre le projet B2C, l’équipe remarque un intérêt de la part de gestionnaires de capitaux européens pour la méthodologie de notation d’impak. En effet, les régulateurs européens resserrent les exigences de reporting extra-financier et on voit dans la solution de notation d’impak les éléments pour y répondre. Saisissant la balle au bond, impak pense un modèle d’affaires B2B pour potentiellement financer le projet B2C.

Comme l’écrivait la journaliste Diane Bérard dans Les Affaires à propos de cet entre-deux : « Se concentrer sur les clients payants : Impak Finance vise deux clientèles: les consommateurs et les entreprises. Aux premiers, elle veut offrir une plateforme où ils pourront consommer des produits et services d’entreprises à impact positif. Les entreprises pourront aussi consommer des services et des produits entre elles. La seconde clientèle se compose de fonds d’investissement. »

Toujours dans cet article, voilà comment notre co-fondatrice et directrice générale Tima Gros a résumé la situation : « On ne va pas le cacher, nous avons passé des moments difficiles […]. Nous avons rencontré beaucoup de gens enthousiastes, certes. Mais une entreprise a besoin d’entrées d’argent. Pour demeurer en affaires, il faut que des chèques se signent. Pour l’instant, c’est notre expertise en qualification d’impact qui nous fait gagner des contrats, alors nous orientons les efforts de ce côté. Nous avons trouvé une autre façon de remplir notre mission.»

Ainsi, deux contrats de notation d’impact sont signés avec des firmes françaises dans la deuxième moitié de 2019. Les revenus rentrent et permettent à la startup de respirer temporairement.

Le fonds de roulement reste tout de même très bas et des efforts additionnels s’imposent. Plusieurs membres de la direction abandonnent leur salaire le temps de stabiliser la situation. En parallèle, le travail de développement de la plateforme B2C continue, en raison d’un nouveau partenariat avec nventive, une firme montréalaise de développement d’applications.

Ce partenariat ajoute 500 k$ au budget du projet B2C. Cependant, en raison de l’impossibilité d’un transfert de connaissances (car tous nos développeurs sont partis durant une première période difficile), nventive décide de reprendre le développement de l’application à zéro. Le capital et les ressources manquent toujours pour continuer les autres aspects du projet, notamment les impak Coins.

L’un des contrats B2B signés en 2019 attire l’attention de la Place financière parisienne et valide du même coup la méthodologie d’impak pour répondre aux besoins de notation extra-financière du marché. L’équipe impak voit un modèle d’affaires porteur et viable dans cette activité de notation d’impact. Ceci lui permettra de continuer à exister tout en poursuivant sa mission.

 

À la croisée des chemins

Une ronde de financement prévue pour la fin 2019 échoue dû à des circonstances externes malheureuses… En février 2020, est lancée officiellement à Paris impak, l’agence de notation d’impact indépendante. Dans la foulée, une deuxième ronde de financement est mise sur pied, puis c’est la pandémie. impak fait le choix de cesser ses communications relatives au projet B2C. Son équipe de communication étant constituée d’une seule personne, celle-ci focalise ses efforts sur la promotion de la méthodologie de notation pour l’agence afin que l’entreprise survive à la pandémie.

Des choix difficiles sont faits. Le développement de la plateforme B2C est suspendu indéfiniment. Les chantiers sont avancés, mais ne peuvent être poursuivis.

Les efforts sont maintenant concentrés sur la génération de revenus à court terme en tant qu’agence de notation d’impact. C’est ce qui permet à impak à l’automne 2020 de recueillir le capital nécessaire pour continuer d’opérer.

Par ailleurs, une deuxième vague d’options d’achat d’action est octroyée par décision du conseil d’administration indépendant pour compenser encore une fois les employé·es qui ont accepté de travaillersur paie réduite durant ce moment difficile. À noter que ces options ont une valeur théorique qui ne se réalisera que lors d’un événement de liquidité. Et comme il s’agit bien d’humains dont nous parlons ici, qui ont des factures à payer et souvent des familles à nourrir, il nous apparaît important de mentionner que les dirigeant·es d’impak ont soutenu autant que faire se peut leurs employé·es notamment en prêtant de l’argent pour réaliser les paies, en donnant des cautionnements et en faisant des représentations et garanties personnelles.

Un contrat pour la qualification d’entreprises avec une grande banque française est signé, puis d’autres clients suivent. impak peut penser à moyen-terme en tant qu’agence de notation d’impact.

Malgré le soleil qui recommence à nous sourire grâce à la notation d’impact, le coeur d’impak reste engagé dans le projet de consommation responsable et l’équipe souhaite trouver un dénouement honorable pour sa communauté de détenteurs et détentrices de MPK. Plusieurs avenues sont explorées, sachant que la reprise du développement de la plateforme B2C n’est pas une option viable pour la génération de revenus à court terme et la survie de notre start-up.

La déception et le mécontentement de la communauté ainsi que notre propre attachement au projet B2C nous poussent à chercher une solution pour reconnaître, autant que possible, la confiance de ceux et celles qui ont acheté des MPK. Après de nombreuses démarches infructueuses pour que d’autres reprennent le projet de plateforme et les MPK tel que nous les avions pensés, c’est une mouture différente du projet B2C qui trouve preneur début 2021.

 

Nouveaux départs

Ces discussions se soldent avec la création, en mai 2021, d’une entreprise dérivée séparée d’impak qui mettra sur pied un programme de fidélisation faisant la promotion de la consommation auprès d’entreprises d’impact et qui se greffera à des cartes de crédit existantes.

Les entreprises de ce projet seront notées par impak et le projet pourra profiter, dans une certaine mesure, du travail de fédération d’entreprises d’impact entrepris par impak depuis 2018. Cette nouvelle entité n’a pas d’obligation envers les détenteurs et détentrices d’impak Coins, mais comme impak Finance est l’un de ses actionnaires, elle tentera de reconnaître dans la mesure du possible et sous quelque forme que ce soit l’engagement des participants et participantes à l’ICO. De son côté, impak annule les impak Coins et les retire de son bilan financier. 

Il n’est pas dit que certaines décisions auraient pu aller autrement. Est-ce que le mécontentement et le manque de communication avec la communauté d’impakteurs·rices auraient pu être évités? Peut-être. Le fait est que nous n’avons jamais cessé de penser à la communauté de la plateforme et que nous sommes déçu·es de devoir abandonner le projet. 

 

Le fil conducteur

À travers ces nombreux moments difficiles, le fil conducteur de notre aventure, celui qui a motivé des employé·es à travailler à paie réduite, celui qui a fait que nous n’avons jamais cessé de vouloir avancer, celui qui a réussi le tour de force de garder une équipe d’irréductibles résiliente et soudée, c’est la conviction que nous tenons entre les mains une méthodologie de notation d’impact qui peut réellement changer le paradigme économique à l’origine des crises environnementales et sociales que nous traversons. Pour citer Diane Bérard une dernière fois : « Voilà à quoi ressemble le parcours d’une entreprise, au-delà des communiqués de presse. »

 

Ainsi, avec un modèle d’affaires pérenne, une rentrée d’argent relativement stable à court terme et la finance durable qui prend finalement son envol, impak est fière de pouvoir poursuivre sa mission : accompagner les acteurs et actrices économiques à faire des choix responsables éclairés en notant l’impact positif et négatif, social et environnemental des entreprises. Il est vrai que les acteurs ont changé, mais le fond, le cœur, reste le même et c’est ce que doit faire une entreprise à mission. 

 


Le premier ICO réglementé au monde

L’idée de faire un ICO pour financer le projet est venue d’une conférence sur le financement de startups qui a eu lieu à Toronto, au printemps 2017. À l’époque, les cryptomonnaies, en particulier le Bitcoin et l’Ethereum, étaient objets d’une grande ferveur spéculative et les émissions de nouvelles crypto-monnaies par l’entremise d’ICO attiraient des sommes étourdissantes. Ces ICOs, pour la plupart, étaient lancés d’endroits où il n’existait aucun cadre réglementaire protégeant les investisseurs, rendant les opérations faciles à exécuter, à leur détriment.

Nous voulions proposer à notre communauté un ICO différent des autres, qui respectait la réglementation en matière de valeurs mobilières.  Nous avons donc approché l’AMF avec notre projet pour définir un cadre réglementaire d’exception, en l’absence de réglementation spécifique sur les ICO, un cadre réglementaire d’exception. Nous avons eu, plusieurs mois plus tard, la permission de procéder, en autant que le processus d’achat respecte des règles bien établies qui suivaient presqu’en tout point les exigences d’un placement sur les marchés dispensés. Le impak Coin serait donc l’objet d’un contrat d’investissement semblable à ceux d’un placement privé, i.e. contiendrait les mêmes clauses que les contrats encadrant des investissements risqués et peu liquides. 

Nous avons donc dû : (i) formuler notre White Paper sous la forme d’une Notice d’offre (Offering Memorandum), un document explicatif commun aux placements privés, qui encadrait l’achat de MPK comme mode de financement d’un projet (et non pas comme prise de participation dans le capital action de l’entreprise elle-même); (ii) établir une procédure pour la vérification de l’identité des investisseurs; (iii) inclure dans le processus d’achat des questions sur la connaissance générale sur les investissements et les crypto-monnaies, ainsi que sur les objectifs d’investissement; (iv) établir des contrôles sur les montants investis en fonction de la situation financière des investisseurs; et surtout, (iv) inclure un formulaire sur la reconnaissance des risques inhérents à ce type d’investissement. Le processus d’achat que nous avons développé protégeait les investisseurs en s’assurant que les montants investis soient convenables à leur situation financière.

Le parcours d’achat dissuadait par ailleurs les spéculateurs. La valeur de l’impak Coin ne varierait pas en fonction de l’offre et de la demande sur une plateforme d’échange publique. Elle varierait en fonction de l’activité économique sur la place de marché que nous allions construire.

Résultat de l’ICO : 2,266 investisseurs, $1.4m pour démarrer le projet. La récolte était bien inférieure à celle des autres ICO non régulés, mais nous étions les premiers en Amérique du Nord à réussir un ICO conforme aux lois sur les valeurs mobilières. Nous avons donc débuté les travaux.



 

ENGLISH VERSION

The Journey of a Purpose-Driven Business

The end of the responsible consumption platform and impak Coins project has created a grumble, fueled in particular by what we believe to be a misunderstanding of impak Finance’s journey. 

Today, we would like to explain this journey, which has been anything but linear, in the hope that the many questions raised by members of the impak community will be answered. We want to set the stage, describe our internal tug-of-war, and show that we still carry the mission that led to the creation of impak Finance. 

First and foremost, we deem it important to reiterate, as stated on the very first page of the White Paper, that “the MPK is not a share and therefore does not confer any ownership rights on the Company or its assets.” Additionally, purchasers of impak Coins can read about the significant risks associated with this investment on pages 44 to 50 of the White Paper.

That being said, the impak team has worked for many months to honor the commitment and trust of the ICO participants by keeping the responsible consumption project alive as long as possible. 

But let’s start from the beginning. We invite you to read this article by Diane Bérard because we couldn’t have written it better, published in Les Affaires newspaper in June 2019 (in French only), which accurately describes our journey from impact bank to responsible consumption platform, what we call our B2C project. Let’s take it from there. For those of you who would like to have all the details of the ICO, please scroll directly to the bottom of the document.

 

Building the plane while flying

It’s 2018. The responsible consumption app and impak Coins project is complex, and the money raised from the ICO is not enough to cover the costs of bringing it to fruition. A few team members are scrambling to find more capital. The rest of our startup’s staff is busy (i) developing technology, (ii) recruiting companies offering impactful products and services, (iii) building a community of responsible consumers, (iv) developing the methodology for qualifying companies, and (v) providing administrative support to the company. It is important to understand that at its peak, impak has no less than thirty employees. At that rate the funds raised do not last long (do the math).

In May 2018, an audit committee of independent board members is set up to support the financial probity measures and reasonable compensation practices for employees and founders already in place since the beginning of the venture.

Fundraising efforts are paying off. In mid-2018, the impak team successfully raised $1.1M in equity investment in the company from the Anges Québec network, adding to the $1.4M from the ICO. However, these funds remain insufficient to operate at full capacity. We then choose to slow down in order to survive until the next financing. 

Steps were taken in the fall of 2018 to conduct a second ICO, this time in France, to add to the project’s budget. This ICO was aborted in particular because of the Yellow Vests crisis that monopolized media attention, as we wrote on December 11, 2018 in a letter to people interested in buying impak Coins from the French ICO: “In tune with the times, impak’s ICO comes right at a moment when citizens are asking for a radical change, when journalists are breathing in the rhythm of the yellow vests (taking all the media space as a result) and when impak is clashing with the coercive measures of social networks and banking institutions framing cryptocurrencies and ICOs. It’s great to be so topical! And yet, by the same token, it is this news that forces us today to suspend our fundraising.” For more details on our experience in launching an ICO in France, you can read our infographic ICO in France, the survival manual, launched in December 2018. 

At that time, a decision was made by the independent board of directors for a first wave of stock options to be granted in order to compensate the risk taken by employees who agreed to work on reduced pay during slow periods. 

 

Highs and very lows

In February 2019, impak finally launches a beta version for download to our community on Facebook. This is when we created the Beta Test Facebook group and where we talked about the new features being added, including testing from Beta users. 

Additional investments from angel investors were being raised to further develop the B2C platform project. However, the team was going through a difficult period financially. Some employees agree to return part of their paycheck in the form of a convertible loan, to allow the startup to continue to operate, others leave, as sometimes happens. The loss of all the developer staff at this point forces the team to slow down the application project considerably. 

The situation and the issues of development, financing, and recruitment are such that, as we wrote in a blog post at the time: “We are really holding the [responsible consumption] project at arm’s length because it is a project that carries our values and our idea of a better future. Right now, we are certainly going through the valley of death […]”. We explained here why we had to refocus on fundraising. As you will see below, this is the crucial moment when the pivot to the impact rating agency project began to take shape. 

 

Two sides of the same coin

Thus, while seeking more capital to pursue the B2C project, the team notices an interest from European capital managers in impak’s rating methodology. Indeed, European regulators are tightening the requirements for extra-financial reporting and impak’s rating solution – originally built to decide whether or not to accept companies on the B2C ecosystem – is seen as having the elements to meet them. Seizing the opportunity, impak considers a B2B business model to potentially finance the B2C project.

As journalist Diane Bérard wrote in Les Affaires about this interview: “Focusing on paying customers : Impak Finance is targeting two clienteles: consumers and businesses. For the former, it wants to offer a platform where they can consume products and services from companies with a positive impact. Companies will also be able to consume services and products among themselves. The second clientele consists of investment funds. “

Also in this article, our co-founder and CEO Tima Gros summed up our frame of mind: “We’re not going to hide it, we’ve had a tough time […]. We’ve met a lot of enthusiastic people, sure. But a business needs cash flow. To stay in business, you need checks to be written. Right now, our expertise in impact qualification is what gets us the business, so we’re focusing on that. We’ve found another way to fulfill our mission.”

As a result, two impact rating contracts are signed with French firms in the second half of 2019. Revenues are coming in and allowing the startup to breathe temporarily.

Working capital is still very low and additional efforts are required. Several members of the management team decide to give up their salaries while the situation stabilizes. At the same time, the development work of the B2C platform continues, due to a new partnership with nventive, a Montreal-based application development firm.

This partnership adds $500K to the budget of the B2C project. However, due to the impossibility of a knowledge transfer (as all our developers left during the first difficult period), nventive decides to start the development of the application from scratch. The capital and resources are still lacking to continue the other aspects of the project, more specifically the impak Coins.

One of the B2B contracts signed in 2019 attracts the attention of the Paris financial market and validates impak’s methodology to meet the extra-financial rating needs of the market. The impak team sees a promising and viable business model in this impact rating activity. This will allow it to continue to exist while pursuing its mission.

 

At a crossroads

A funding round planned for the end of 2019 fails due to unfortunate external circumstances. In February 2020, impak, the independent impact rating agency, is officially launched in Paris. A second round of funding is set up, and then the pandemic strikes. impak decides to stop its communications relating to the B2C project. With a one-person communications team, impak focused its efforts on promoting the rating methodology for the agency so that the company could survive the pandemic.

Hard choices are made. The development of the B2C platform is suspended indefinitely. The projects are advanced, but cannot be pursued.

Efforts are now focused on generating near-term revenues as an impact rating agency. This is what allows impak in the fall of 2020 to raise the capital needed to continue operating.

Furthermore, a decision by the independent Board of Directors is taken to grant a second wave of stock options to once again compensate employees who have agreed to work on reduced pay during this difficult time. It should be noted that these options have a theoretical value that will only be realized upon a liquidity event. And since we are talking about human beings here, who have bills to pay and often families to feed, we feel it is important to mention that impak’s leaders have supported their employees as much as possible, notably by lending money for payroll, by giving bonds and by making personal representations and guarantees.

A contract for corporate qualification with a major French bank is signed, and other clients follow. impak can think medium-term as an impact rating agency.

Although the sun is shining again thanks to the impact rating, the heart of impak remains committed to the responsible consumption project and the team wishes to find an honorable outcome for its community of MPK holders. Several avenues are being explored, knowing that resuming the development of the B2C platform is not a viable option for short-term revenue generation and survival of our start-up.

The disappointment and discontent of the community as well as our own attachment to the B2C project pushed us to look for a solution to recognize, as much as possible, the trust of those who bought MPKs. After many unsuccessful attempts to get others to take over the platform project and the MPKs as we intended them, it is a different version of the B2C project that is being taken over in early 2021.

 

New beginnings

These discussions are culminating in the creation of an separate spin-off company in May 2021 that will build a loyalty program to promote responsible consumerism with impact businesses and piggybacks on existing credit cards.

The companies in this project will be rated by impak and the project will be able to benefit, to some extent, from the work of integrating impact companies undertaken by impak since 2018. This new entity has no obligation to the holders of impak Coins, but as impak Finance is one of its shareholders, it will try to recognize the commitment of the ICO participants to the extent possible and in any form. For its part, impak is canceling the impak Coins and removing them from its financial statement. 

Could some decisions have been taken differently? Probably. Could the discontent and lack of communication with the impak community have been avoided? Perhaps. The fact is that we never stopped thinking about the platform and its community and we are deeply disappointed to have to abandon the project. 

 

The common thread

Through these many difficult moments, the common thread of our journey, the one that motivated employees to work for reduced pay, the one that made us never stop wanting to move forward, the one that succeeded in keeping a resilient and united team of die-hards together, is the conviction that we are holding an impact rating methodology in our hands that can really change the economic paradigm at the root of the environmental and social crises we are going through. To quote Diane Berard one last time, “This is what a company’s journey looks like, beyond press releases. “

Thus, with a sustainable business model, a relatively stable cash flow in the short term, and sustainable finance finally taking off, impak is proud to be able to pursue its mission: to help economic players make informed responsible choices by rating the positive and negative, social and environmental impact of companies. It is true that the players have changed, but the core of the company remains the same and this is what a company with a mission must do. 


The world’s first regulated ICO

The idea of an ICO to fund the project came from a startup funding conference held in Toronto in the spring of 2017. At the time, crypto-currencies, particularly Bitcoin and Ethereum, were the objects of great speculative fervor, and new crypto-currency offerings through ICOs were attracting dizzying amounts of money. These ICOs, for the most part, were launched from places where there was no regulatory framework protecting investors, making the deals easy to execute, to their detriment.

We wanted to offer an ICO that was different from the others to our community, that respected securities regulations. Thus, we approached the AMF with our project to define an exceptional regulatory framework, in the absence of specific regulations on ICOs. Several months later, we were granted permission to proceed, as long as the purchase process obeyed well-established rules that followed almost in its entirety the requirements of an exempt market offering. The Impak Coin would be the subject of an investment contract similar to those of a private placement, i.e. it would contain the same clauses as contracts governing high-risk and illiquid investments. 

Therefore, we had to : (i) formulate our White Paper in the form of an Offering Memorandum, a common explanatory document for private placements, which framed the purchase of MPK as a method of financing a project (and not as an equity investment in the company itself); (ii) establish a procedure for verifying the identity of investors; (iii) include in the purchase process questions on general knowledge relating to investments and crypto-currencies, as well as investment objectives; (iv) establish controls on the amounts invested based on the financial situation of the investors; and most importantly, (iv) include a form about the recognition of the risks inherent in this type of investment. The purchase process we developed protected investors by ensuring that the amounts invested were appropriate for their financial situation.

The buying path would also deter speculators. The value of the Impak Coin would not vary according to supply and demand on a public exchange platform. It would vary according to the economic activity on the marketplace we were going to build.

ICO result: 2,266 investors, $1.4m to start the project. The funds raised were much lower than other unregulated ICOs, but we were the first in North America to successfully complete a securities law-compliant ICO. So that’s when the work began.

 


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